Portrait de Charles de Lacretelle Charles de Lacretelle,  Histoire du Consulat et de l'Empire… (1846-1848)

“ C'étaient les Bourbons et non la royauté que le premier consul avait voulu tourner en dérision dans ses fêtes. Plusieurs courtisans s'y trompèrent. J'entendais partout murmurer ce vers si connu :
J'ai fait des souverains, et n'ai pas voulu l'être..
D'autres changeaient le vers de cette sorte : J'ai fait des souverains, et j'ai bien voulu l'ètre.
Bonaparte ne tarda pas à donner raison à ces derniers interprètes.
La vie des grands hommes ne nous offre que trop les moyens de nous consoler dans notre médiocrité: nous la lisons avec un vif attrait, comme pour exhausser notre nature.
”
Source : Gallica

Portrait de Charles de Lacretelle Charles de Lacretelle,  Histoire du Consulat et de l'Empire… (1846-1848)

“ Il est deux fléaux pour le monde moral et politique que notre âge a vus se porter à un degré de violence et d'universalité inconnu jusqu'à lui: le premier, c'est une révolution féconde en révolutions nouvelles qui, dès leur naissance, aiguisent leurs dents contre leur mère, qu'elles accusent de faiblesse et de pusillanimité; le second , c'est une guerre d'où sortent une foule de guerres nouvelles, tantôt civiles, tantôt nationales, qui élargit toujours son théâtre et ne cesse d'accroître le nombre de ses acteurs et de ses victimes. Ces deux fléaux, sous l'air de se combattre, restent alliés. ”
Source : Gallica

Portrait de Charles de Lacretelle Charles de Lacretelle,  Discours prononcé à la distribution des prix du Lycée impérial de Metz… (1859)

“ Mais c'est par un autre côté que nous devons surtout considérer la vie de Lacretelle : il ne me suffit pas de vous avoir fait connaître le publiciste, l'historien, l'académicien, je voudrais vous faire admirer et aimer l'honnête homme. La vie de Lacretelle appartient presque tout entière aux temps les plus troublés de notre histoire, à une de ces époques où tant de réputations s'écroulent à côté de tant de masques tombés; où les naufrages des consciences faibles sont si communs et donnent à la société le désolant aspect de l'Océan au lendemain d'une tempête. ”
Source : Gallica

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