Edmond Mémin, Des donations entre époux par contrat de mariage… (1897)
“ Le défunt, n'a-t-il ni ascendants, ni aucun enfant ; il peut donner à son conjoint la totalité de ses biens comme à un étranger. A-t-il des ascendants, il peut lui donner plus qu'à un étranger. A-t-il trois enfants, il peut encore lui donner plus qu'à un étranger. Dès lors, comment admettre qu'il ne puisse point lui donner autant qu'à un étranger, quand il n'a qu'un seul enfant ? Quoi, la loi qui veut que trois enfants, en présence de leur mère veuve, se contentent chacun de moins d'un quart, ne voudrait point qu'un unique enfant se contentât d'une moitié ! ”
