Ernest Quinquet de Monjour

Élements biographiques

Ernest Quinquet de Monjour,  Faculté de droit de Paris. Des Rapports à succession en droit français… (1865)

“ Le rapport des legs est-il soumis à des règles particulières ou bien se fait-il comme celui des donations entre vifs? Telle est la question que nous devons résoudre. Le Code parle souvent du rapport des legs ; c'est une expression que chacun emploie brevitatis causa, quoiqu'en réalité il ne puisse pas y avoir rapport en matière de legs ; il n'y a pas a remettre dans la succession quelque chose qui n'en est jamais sorti.
Aussi dans l'art. 843 est-il dit : « l'héritier ne peut retenir les dons ni réclamer les legs à lui faits. »
”
Source : Gallica

Ernest Quinquet de Monjour,  Faculté de droit de Paris. Des Rapports à succession en droit français… (1865)

“ Ce sont ces coutumes qui ont le mieux maintenu l'idée d'égalité absolue ; ce « sont celles qui ont le mieux conservé l'esprit de l'ancien droit, » comme dit Pothier (Su.ce., ch. iv, art. 5, § 2) . Tous les héritiers, quels qu'ils soient, descendants, ascendants ou collatéraux, ne peuvent conserver ni donation ni legs, aucun avantage direct ou indirect; et ce qu'il y a de plus remarquable, c'est que le disposant ne peut en aucune façon dispenser du rapport et que les avantagés ne peuvent s'y soustraire en renonçant à la succession. ”
Source : Gallica

Ernest Quinquet de Monjour,  Faculté de droit de Paris. Des Rapports à succession en droit français… (1865)

“ « Le cohéritier qui fait le rapport en nature d'un immeuble, peut en retenir la possession jusqu'au remboursement effectif des sommes qui lui sont dues pour impenses ou améliorations »
(art. 867) . Les coutumes de Paris (art. 305) et d'Orléans (art. 506) donnaient pour la même cause l'immeuble en propriété à l'héritier donataire, ce qui changeait le rapport en nature en rapport en moins prenant; aujourd'hui il n'en est plus de même, le code donne l'immeuble non plus en propriété mais en gage; c'est un droit de rétention qui dure jusqu'au remboursement effectif des sommes dues.
”
Source : Gallica

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