François-Basile Peyronny

Élements biographiques

François-Basile Peyronny Considérations politiques sur la colonie d'Alger… (1836)

On se sert de l'infanterie pour forcer un défilé, le passage d'un fleuve, d'un ravin, pour la jeter au revers des coteaux et de tous les endroits qui borderaient des sentiers difficiles. L'artillerie peut s'employer pour disperser des groupes, et préparer le succès des charges de cavalerie. Il faut encore de l'artillerie pour lancer des obus dans tous les lieux couverts où se trouverait l'ennemi, avant d'y exposer des voltigeurs français pour le débusquer. Rien ne démoralise, n'épouvante les Bédouins, et ne les fait fuir comme ces projectiles d'artillerie qui vont éclater au milieu d'eux.
Source : Gallica

François-Basile Peyronny Considérations politiques sur la colonie d'Alger… (1836)

Maures, ils ne vivaient que comme des instruments jetés au milieu d'eux, pour leurs besoins de commerce. Répudiés de tous, soumis aux conditions les plus humiliantes, tracassés de toutes les manières, ne pouvant se vêtir même à leur volonté, avilis, en un mot, jusqu'au dernier degré, c'est à cet état d'abjection, que nous les trouvâmes; trafiquant sur tout, généralement pauvres, entassés dans les coins sales des villes , ne comptant pour rien dans la Régence, ce n'est qu'en passant par l'astuce, la cupidité, une avarice sordide, qu'ils parvenaient à traîner cette honteuse existence.
Source : Gallica

François-Basile Peyronny Considérations politiques sur la colonie d'Alger… (1836)

Mais les Gaules, lors de leur envahissement, contenaient déjà d'assez nombreux habitants, disposés à la civilisation, tandis qu'en ce moment la côte d'Alger ne figure que des champs déserts, foulés de loin en loin par des mercenaires, et des bandits. D'ailleurs, il ne s'agit pas de se livrer à d'aventureuses entreprises, pas plus qu'il ne convient de donner l'Afrique à une poignée de soldats. C'est à la France entière qu'il faut la montrer comme une terre promise, pour recevoir ces flots surabondants d'une population dont la gêne pourrait finir par s'emparer.
Source : Gallica

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