François-Hippolyte Baubil

Élements biographiques

François-Hippolyte Baubil Considérations théoriques et pratiques sur l'oïdium et sur la nouvelle maladie de la vigne… (1869)

L'apparition de l'oïdium causa une stupeur indicible. La vigne, cette source inépuisable de la prospérité, frappée par une maladie inconnue, ne donnait plus que des produits insignifiants et de médiocre qualité, et le fléau, borné au début, devint bientôt une calamité générale.
Revenu de sa surprise et poussé par l'urgence, l'esprit public-se met avec une activité dévorante à la recherche d'un remède. Après de bien nombreuses et infructueuses tentatives, le soufre entre en scène, et l'oïdium est dominé, sinon anéanti, une partie échappant à l'atmosphère délétère qui l'enveloppe.
Source : Gallica

François-Hippolyte Baubil Considérations théoriques et pratiques sur l'oïdium et sur la nouvelle maladie de la vigne… (1869)

Les causes morbides ne sont pas d'ailleurs toutes favorables ou défavorables au parasitisme. Ainsi nous voyons dans la fièvre typhoïde, le choléra et tant d'autres graves maladies, la disparition momentanée de la teigne et de la gale, tandis que nous voyons la scrofule et la syphilis prédisposant aux teignes, la première au favus, et l'autre à la teigne tonsurante et à la pelade ; nous voyons l'acidité de la salive prédisposer au muguet et la grossesse au chloasma ou masque des femmes enceintes ; il n'est pas jusqu'à la malpropreté qui ne puisse servir de pâture.
Source : Gallica

François-Hippolyte Baubil Considérations théoriques et pratiques sur l'oïdium et sur la nouvelle maladie de la vigne… (1869)

Comme premier signe différentiel, nous voyons que l'ancienne maladie a pour cause un parasite du règne végétal, un cryptogame qui ne s'attaque qu'aux parties tendres, son siége de prédilection où il reste fixé, et que la nouvelle a un parasite du règne animal, un puceron, suivant le sentiment d'une réunion de savants des plus compétents, qui ne s'attaque qu'aux parties dures et qui, souvent en mouvement, chemine pour fouiller et sucer tous les éléments de l'écorce, de celle de la partie souterraine du tronc et de celle surtout des racines.
Source : Gallica

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