Général Féraud

Élements biographiques

Général Féraud Revue des Deux Mondes

Une seule arme, hier inconnue, est née, l’Aviation, parce que l’homme a conquis l’air. Mais tout combat doit se poursuivre au sol et les conditions de l’étreinte seront toujours les mêmes, les cerveaux humains n’ayant à leur disposition que deux moyens de lutte qui s’opposeront éternellement l’un à l’autre : la force et la ruse. La force ? c’est l’infanterie qui attaque, prend et garde ; c’est l’artillerie qui prépare et rend possible l’action des autres armes. La ruse ? c’est la cavalerie qui va vite, manœuvre et surprend.
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Et de même qu’on avait cru à l’impossibilité de rompre les fronts défensifs modernes, certains esprits de croire encore à l’impossibilité pour la cavalerie de déboucher à travers les arrières ennemis et de terminer la bataille par la poursuite.
On ne connait jamais exactement à la guerre les possibilités devant lesquelles on se trouve brusquement placé. Mais les ruptures de notre propre front, en mars et en mai 1918, nous ont montré qu’une bataille se gagne ou se perd, pour les mêmes causes et par les mêmes fautes qu’autrefois.
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Occasion splendide ! comme il s’en trouvera forcément après toute victoire qui créera dans le front opposé des fissures, des brèches, des vides où le vainqueur devra jeter ses disponibilités, pour accroître la désagrégation du vaincu et l’empêcher de rétablir, l’équilibre de son dispositif. Mais la cavalerie ne peut poursuivre seule un adversaire dont les liens tactiques ne sont pas encore complètement rompus. Elle ne peut que former le premier échelon rapide d’un système de toutes armes, où le facteur essentiel, la vitesse, agissant en tête, doit être soutenu de près par le facteur force.
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