Paul de Lhommeau

Élements biographiques

Paul de Lhommeau Beaumanoir, le combat des Trente (1912)

La Patrie, alors, c'était la Bretagne, la vieille Armorique avec ses landes dorées d'ajoncs et cerclées de flots bleus ; c'était le sol rugueux de granit où l'âme puisait sa force indomptable, c'était la vague mobile qui donnait au coeur breton des leçons de colère aux jours de ses grandes tempêtes.
Et on sent que l'artiste, dont nous allons fêter le rêve, a mis sur le visage de son héros toute la passion calme d'une nature bonne mais irritée, forte de son droit et prête au châtiment. Son attitude est fière
Source : Gallica

Paul de Lhommeau Beaumanoir, le combat des Trente (1912)

Ce dernier s'élance pour venger cette mort; c'est du Guesclin qui s'attaque à lui ; Beaumanoir abat à coup de lance et de hache l'anglais Gautier Huet ; il va l'achever quand Olivier de Clisson, qui soutient Montfort, l'arrête : « Beaumanoir, Beaumanoir, lui crie-t-il, rendez-vous. Mieux vaut aider au Duc que d'être à Charles ». Hélas ! hélas ! Beaumanoir est obligé de céder ; Charles de Blois est tué ; du Guesclin et notre Beaumanoir, et son fils, et Rohan, et Dinan, et Rochefort, et Tournemine, et Montauban, tous sont forcés de rendre les armes et sont faits prisonniers.
Source : Gallica

Paul de Lhommeau Beaumanoir, le combat des Trente (1912)

Ah ! c'est bien là l'image de ce défi sublime que la Bretagne indignée jette à l'ennemi qui la foule aux pieds. La vision est belle et pleine de la lumière du rêve. Et l'auteur ne saurait trop être félicité d'avoir si bien compris, si bien rendu une des plus belles pages de nos splendides épopées bretonnes.
II
Famille des Beaumanoir
A quelque distance d'Evran, et non loin de la grande route, était jadis le château des Beaumanoir. C'était une imposante forteresse du XIe siècle qui défendait le passage de la Rance.
Source : Gallica

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