Raoul de Sénevas, Le siège de Paris, 1870-1871, souvenirs personnels d'un volontaire (1871)
“ Nous voyons alors les hommes de Tibaldi rangés en bataille et nous couchant en joue. Je sens derrière moi les fusils de mes carabiniers qui s'abaissent, un grand malheur va arriver! Par une inspiration soudaine, je commande de toutes mes forces : « Crosses en l'air 1 » Ce cri est répété; les tirailleurs de Tibaldi obéissent, les miens aussi, et j'éprouve la satisfaction d'éviter encore l'effusion du sang. Nous formons la haie, et la légion de Tibaldi sort et descend l'escalier sans essayer de résistance. Ces hommes nous regardent avec étonnement; ils sont forcés de reconnaître notre courage. ”
