Adolphe Royannez

Résumé

Adolphe Royannez La France sous Napoléon III (1868)

Si l'homme politique a le droit de ne pas tenir son serment, la femme a le droit de trahir inpunément son mari, le débiteur a le droit de ne pas payer ses dettes et l'employé, l'ouvrier a le droit de voler son patron. Avec ce système, il n'y a plus rien de respectable ni de sacré, et la société n'est plus qu'une immense forêt de Bondy, peuplée de voleurs et d'assassins, dans laquelle chacun n'a plus qu'à s'armer d'un poignard ou d'un revolver, pour se défendre contre les tentatives du voisin.
Source : Gallica

Adolphe Royannez La France sous Napoléon III (1868)

Qu'on le sache bien : pas plus en politique qu'en affaires privées, on ne fait rien de de bon avec l'improbité , et c'est être le jouet d'une étrange illusion que de croire que la liberté peut sortir d'une violation de la saine morale, ou s'acquérir à l'aide d'un subterfuge,
La liberté est une trop fière maîtresse pour se laisser escamoter sournoisement ; elle se conquiert par une révolution, mais elle ne se livre pas au parjure. Elle aime les audacieux, mais non les habiles
Source : Gallica

Adolphe Royannez La France sous Napoléon III (1868)

L'Empire sentirait-il donc s'éloigner de lui l'estime et l'amour des populations, et prétendrait-il se les rattacher par la toute puissance des baïonnettes?
Si ce n'est pas la ce qu'il veut, force est de croire qu'il a la guerre en perspective, en dépit de la phrase, l'Empire, c'est la paix. •Or, la guerre en perspective, c'est le travail national interrompu, l'industrie paralysée et le commerce anéanti ; c'est le négociant déposant son bilan et l'ouvrier mourant de faim; c'est, pour tous, la ruine et la misère.
Source : Gallica

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