Résumé

Portrait de Alexandre Dumas Alexandre Dumas Les Mille et Un Fantômes

Le bourreau tremblait comme la feuille.
— Venez ici, mon ami, lui dis-je, et ne craignez rien.
Il s’approcha en hésitant.
— Que me voulez-vous ? dit-il.
— Voici un cadavre qu’il faut remettre à sa place.
— Jamais. Bon ! pour qu’il me pende encore.
— Il n’y a pas de danger, mon ami, je vous réponds de tout.
— Mais, Monsieur l’abbé ! Monsieur l’abbé !
— Venez, vous dis-je.
Il fit encore un pas.
— Hum ! murmura-t-il, je ne m’y fie pas.
— Et vous avez tort, mon ami. — Tant que le corps aura sa médaille, vous n’aurez rien à craindre.
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Portrait de Alexandre Dumas Alexandre Dumas Les Mille et Un Fantômes

Kostaki tomba ; je vis se lever l’épée terrible, je la vis s’enfoncer dans son corps et clouer ce corps a la terre fraîchement remuée.
Un cri suprême, et qui n’avait rien d’humain, passa dans l’air.
J’accourus.
Grégoriska était resté debout, mais chancelant.
J’accourus et je le soutins dans mes bras.
— Etes-vous blessé ? lui demandai-je avec anxiété.
— Non, me dit-il ; mais dans un duel pareil, chère Hedwige, ce n’est pas la blessure qui tue, c’est la lutte. J’ai lutté avec la mort, j’appartiens à la mort.
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Portrait de Alexandre Dumas Alexandre Dumas Les Mille et Un Fantômes

Des pas résonnèrent dans l’antichambre. Ces pas étaient lents et semblaient peser sur mon cœur.
La porte s’ouvrit, je vis dans l’obscurité se dessiner une ombre. Cette ombre s’arrêta un moment sur la porte. Mon cœur était suspendu.
L’ombre s’avança, et, au fur et à mesure qu’elle entrait dans le cercle de lumière, je respirais.
Je reconnus Grégoriska. Un instant de douleur de plus, et mon cœur se brisait.
Je reconnus Grégoriska, mais pâle comme un mort. Rien qu’à le voir, on devinait que quelque chose de terrible venait de se passer.
— Est-ce toi, Kostaki ? demanda Smérande.
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