Alexandre Goldenweiser, Le Crime comme peine, la peine comme crime
“ À ses yeux, les juges ne s’intéressent pas davantage à l’accusé que les croque-morts au cadavre qu’ils accompagnent au cimetière. Le bureau des pompes funèbres s’occupe-t-il à résoudre la question de l’existence et de la marche mystérieuse des choses amenant la fin de tout et les conséquences qui sont liées pour l’humanité à l’inévitabilité de la mort ? D’après Tolstoï le tribunal criminel moderne se préoccupe juste autant du point capital du crime et de l’âme du délinquant : il ne fait qu’enterrer les sujets livrés à sa justice et rien de plus. ”
