Résumé

André Joubert Une famille de seigneurs calvinistes du Haut-Anjou… (1887)

Soudain le ciel s'assombrit et une catastrophe imprévue vient anéantir ces gracieuses promesses en plongeant dans le deuil une famille naguère si florissante. Un mal terrible s'abattait, dans les derniers jours du mois de mai de l'année 1599, avec la rapidité de la foudre, sur la jeune Catherine de Chivré, et les moyens les plus énergiques étaient impuissants à conjurer la marche de cette fatale catastrophe. Le 30 mai, l'enfant s'éteignait au château de la Barre, à l'âge de treize ans et un mois, en pleine fleur, au moment où la vie s'épanouissait pour elle avec tant d'éclat.
Source : Gallica

André Joubert Une famille de seigneurs calvinistes du Haut-Anjou… (1887)

Nous savons seulement que le fief de la Barre de Huillé, comme nous l'avons dit, appartenait aux Chivré en 1539. Nos autres recherches sont demeurées infructueuses.
Le 7 avril 1617, un des frères capucins de Château-Gontier défroqua pour se faire huguenot. Le 9 décembre de la même année, Claude de Chivré, dame de la Patrière, renonçait au calvinisme en présence de Grégoire Le Doisne, récollet, « ayant pouvoir et authorité de Sa Sainteté et de Monseigneur l'evesque d'Angers d'absoudre l'hérésie. »
Source : Gallica

André Joubert Une famille de seigneurs calvinistes du Haut-Anjou… (1887)

L'avocat affirme que, depuis l'édit de Nantes, « toutes recherches sur l'intérieur, sur la conscience, sur l'esprit et la volonté des hommes est interdicte. » La maison des Aunais « est la seulle qui serve de lieu d'assemblée aux habitans de la ville pour l'exercice de leur religion. » On y fait le prêche, les mariages et les baptêmes, selon les rites calvinistes, depuis le commencement du siècle, « sans aucun trouble de la part des habitans catholicques. » Il insiste donc pour que rien ne soit changé et pour que le lieu des Aunais reste affecté au culte réformé, comme par le passé.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature