Résumé

André Papillon Sillons des ongles chez les aliénés (1895)

Ces sillons se rencontrent : clans la mélancolie avec stupeur et dans la mélancolie subaiguë, dans la manie chronique avec idées de persécutions, dans la paralysie générale et dans l’épilepsie. Ils ont pour caractères communs de s’y développer naturellement sans que rien vienne interrompre le cours régulier de la maladie; de se remarquer surtout sur les ongles des pouces et d’être généralement peu profonds, et toujours plus ou moins nombreux, de sorte que dans certains cas on peut en compter jusqu’à quinze sur le même ongle qui paraît finement strié dans le sens transversal.
Source : Gallica

André Papillon Sillons des ongles chez les aliénés (1895)

Chez les paralytiques généraux, nous avons rencontré des sillons multiples des ongles aux différentes périodes de la maladie et, en dehors de l’orientation du délire vers les idées de satisfaction ou de persécution, leur existence est surtout intéressante à la période de début ou en dehors même de symptômes permettant d’affirmer nettement le diagnostic, leur présence vient témoigner de la diffusion du processus morbide, sinon de sa gravité.
Source : Gallica

André Papillon Sillons des ongles chez les aliénés (1895)

La chute des ongles peut être observée dans les mêmes circonstances, mais encore faut-il que la maladie soit assez grave pour arrêter complètement la sécrétion pendant un certain laps de temps.
D’ordinaire la chute ne se produit pas, mais l’ongle souffre et son évolution est plus ou moins viciée. De là des sillons, véritables cannelures transversales, qui apparaissent sur les ongles quelque temps après la maladie et qui témoignent de son existence antérieure.
Source : Gallica

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