Armandine Rolland

Résumé

Armandine Rolland La famille Sainte-Amaranthe (1864)

C'était toujours l'homme gracieux, aimable, quoique des souffrances déjà aiguës eussent imprimé sur sa physionomie une langueur bien opposée à la vivacité qui le caractérisait autrefois. « A demain, me dit-il : on donne Philippe et Georgette, c'est le jour de loge de madame de Sainte-Amaranthe; vous voudrez bien y accepter une place, et vous ne regretterez point qu'Elleviou n'ait pas suivi, la voie tracée par M. de La Villegris. » En cet instant, le parquet très-ciré me fit faire une légère glissade. J'aurais pu tomber si Amélie n'eût pas remplacé M. Auccane que je venais de quitter.
Source : Gallica

Armandine Rolland La famille Sainte-Amaranthe (1864)

Je suis persuadée que madame de Sainte-Amaranthe eût vivement souhaité une confidence d'Amélie, qui, bien certainement, n'aurait reçu que de raisonnables conseils ; mais elle se taisait, et dans le doute, que la mère aimait à conserver, elle en fit autant. Pauvre femme! peut-être au fond de sa conscience, une voix secrète lui criait : Eh! n'as-tu pas à craindre une réponse sévère?... Cela ne serait point arrivé. Le respect filial s'unissait à la tendresse dans le coeur d'Amélie
Source : Gallica

Armandine Rolland La famille Sainte-Amaranthe (1864)

M. de Miromesnil, fils de l'ancien ministre, était grand, passablement laid ; sou esprit épigrammatique pouvait être parfois amusant, mais jamais agréable ; il aspirait à la main d'Amélie. Félix de Saint-Fargeau, qu'on appelait alors l'Alcibiade parisien, avait la prétention de mériter ce surnom. « Il fera couper la queue à son chien, » disait madame de Sainte-Ainaranthe ; c'est ce qui lui sera le plus facile pour imiter son héros.
Source : Gallica

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