M. de Sartines

Définition et enjeux

Portrait de Alexandre Dumas Alexandre Dumas,  Joseph Balsamo

“ C’est un galant homme après tout, ajouta le roi, en ayant soin que M. de Sartines entendît bien ces dernières paroles.
— Un galant homme ! vous m’exaspérez, sire. Un galant homme qui fait assassiner les gens !
— Oh ! dit le roi, nous ne savons pas encore.
— Et puis, se hasarda de dire le lieutenant de police, une querelle entre gens d’épée est si piquante, si naturelle !
— Ah ! ah ! répliqua la comtesse ; et vous aussi, monsieur de Sartines.
”
Source : Wikisource

Jean-Louis-Marie Du Gast de Bois-Saint-Just,  Paris, Versailles et les provinces au dix-huitième siècle… (1817)

“ Madame de Sartines lui annonce avec regret l'impossibilité où elle est de lui donner aucun secours jusqu'à l'arrivée de son mari, qui ne tardera pas à rentrer. M. de Sartines revient en effet peu après. Il est fort étonné d'apprendre que quelqu'un est renfermé dans son cabinet : il y court, ouvre, demande au prisonnier qui il est, et la réponse l'éclairé aussitôt sur la méprise de son inspecteur, dont il ne peut s'empêcher de rire aux larmes, et dont il fait toutes les excuses possibles à celui qui en avait été victime. ”
Source : Gallica

Les rues de Paris. Paris ancien et moderne… (1844)

“ En sa qualité de lieutenant-général de police, Antoine Raymond Jean Gualbert de Sartines était certes à cette époque l'homme le plus influent de tout Paris, sans excepter le roi lui-même. C'est qu'il réalisait merveilleusement bien la fable du solitaire, – qui sait tout, qui voit tout, entend tout, est partout. C'était, en un mot, l'homme le mieux renseigné de France et de Navarre, et comme tel, ami précieux, dangereux ennemi.
A M. de Sartines a commencé seulement la police en France. Jusqu'alors le système se réduisait à deux choses : les lettres de cachet et
le guet de nuit
”
Source : Gallica

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