Résumé

Auguste Prost La justice privée et l'immunité (1887)

L'immunité est une véritable seigneurie où le maître jouit des droits régaliens dont le roi s'est dessaisi en sa faveur, et où les officiers publics n'ont aucune autorité, ni fiscale, ni judiciaire, pas même le droit d'y entrer : situation qui implique ce lui semble pour les privilégiés en possession de l'immunité la jouissance de la juridiction. Le régime de l'immunité, ajoute Boutaric, est, à cet égard, le même que celui des terres du fisc décrit dans le capitulaire De Villis.
Source : Gallica

Auguste Prost La justice privée et l'immunité (1887)

ET L'IMMUNITÉ. § 1. 3
I. PRÉAMBULE.
§ 1. - La justice dans un État est un des attributs de l'autorité souveraine. La justice privée est comme un démembrement de la puissance publique. Elle date de loin, et s'est conservée presque jusqu'à nos jours dans les justices seigneuriales qui n'ont été abolies qu'en 1789 seulement.
La justice privée a eu pendant tout le moyen âge une grande place dans le mécanisme de la vie sociale. Tout ce qui la concerne est digne de fixer l'attention.
Source : Gallica

Auguste Prost La justice privée et l'immunité (1887)

Quant à l'importante concession des droits du fisc, qui accompagne ordinairement l'immunité, ce n'est qu'une disposition accessoire qui lui est en principe étrangère et qui, avec un caractère avant tout fiscal concernant exclusivement la jouissance de certains revenus, celle notamment des produits de la justice et des impôts, n'implique nullement dans ses conditions originaires l'exercice de la juridiction.
Voilà ce que nous apprennent les textes. Les objections qui en ressortent contre les systèmes que nous combattons ne sont pas nouvelles.
Source : Gallica

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