Résumé

Bernard-François-Anne Fonvielle De la liberté de la presse, particulièrement de la presse périodique… (1829)

Avec des moyens si doux, on est sûr de n'être jamais contredit ; on ne peut pas manquer d'avoir toujours raison ; et la liberté de la presse, bornée à l'obligation de faire chaque jour l'éloge de toutes les fureurs, de toutes les rapines des représentans du peuple souverain, n'est autre chose qu'une affreuse complicité ou l'asservissement le plus honteux qui puisse humilier et dégrader la raison humaine.
Source : Gallica

Bernard-François-Anne Fonvielle De la liberté de la presse, particulièrement de la presse périodique… (1829)

ÉCRASEZ L'INFAME! Voilà la seule réponse à faire aux renégats qui ont pu donner impunément un scandale si révoltant.
ÉCRASEZ L'INFAME! Voilà ce que tous les honnêtes gens doivent répéter, sans jamais se lasser, toutes les fois que l'apologie DE LA RÉVOLUTION frappera leurs regards dans les colonnes des journaux jacobins, dans celui des Débats surtout, chez lequel cette félonie porte un cachet de lâcheté qui la rend plus insupportable.
ÉCRASEZ L'INFAME! Voilà ce que tous les journaux, tous les écrivains royalistes, doivent désormais adopter pour leur unique cri de guerre.
Source : Gallica

Bernard-François-Anne Fonvielle De la liberté de la presse, particulièrement de la presse périodique… (1829)

Des mesures législatives furent appelées au secours du gouvernement. Elles eurent d'abord quelques succès; mais, pour couper le mal dans sa racine , il fallut finir par mettre l'existence même des journaux à la merci des directeurs. Le directoire reçut le pouvoir discrétionnaire de prononcer la suppression de tout journal qui lui paraîtrait troubler l'ordre public ou compromettre la république.
A chaque nouvelle restriction misé à la liberté de la presse, l'autorité directoriale prenait une assiette plus ferme : le ressort du pouvoir exécutif semblait en être retrempé.
Source : Gallica

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