Résumé

Chocolat, ou Le chimpanzé valet de chambre

Sans souci de ses maux, Chocolat obéit soudainement à l'élan de son cœur : il se précipita vers l'enfant qu'il enroula de sa queue, et se suspendit à un poteau télégraphique jusqu'à ce que le train ait dépassé l'endroit.
La maman du bébé arrivait affolée, croyant son enfant écrasé ; et lorsqu'elle le vit hors de danger, elle pleura de bonheur.
— Merci, et de tout cœur, dit-elle à Chocolat ; vous avez sauvé mon fils, je vous dois une reconnaissance éternelle.
Notre singe profita de ce commencement d'agréable conversation pour s'informer du pays où le hasard l'avait jeté.
Source : Gallica

Chocolat, ou Le chimpanzé valet de chambre

Les lapins, le chat Blanchet, Médor le chien, les oies et les canards firent une ovation à Chocolat, et les poules allèrent lui cueillir des pâquerettes, des champs pour lui offrir en témoignage de leur reconnaissance.
Mais Chocolat, modeste, abrégea ces cérémonies. Il préférait employer au bien son autorité, et il se déroba. Il entendit en chemin des chocs répétés.
— Qu'est-ce que c'est que cela ?
Et il vit deux chèvres qui se battaient comme deux vraies ennemies mortelles qu'elles étaient.
— Il faut toujours faire le gendarme ici, pensa-t-il.
Source : Gallica

Chocolat, ou Le chimpanzé valet de chambre

C'est ainsi qu'il vieillît au milieu de tous, conservant l'amitié
de Jack, qui était un bon petit garçon, et l'affection profonde de Médor et de Blanchet.
Et là s'arrête l'histoire de Chocolat, toute simple comme il le fut lui-même.
Vous tous, qui lirez l'histoire de Chocolat, n'allez pas en conclure qu'il faille vivre
sans cœur. Le cœur, s'il cause chagrins et tourments, donne aussi des joies que certains hommes ignoreront toujours. Ayez du cœur, vous n'en aurez jamais assez pour faire le bonheur des vôtres.
Source : Gallica

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