Ctesse Nathalie

Résumé

Ctesse Nathalie La Villa Galietta, nouvelle (1856)

Pauvre enfant! une âme si tendre! un coeur si riche ! Voilà ce que je craignais. Vous devez souffrir, car les illusions, en s'évanouissant, enlèvent à l'amour son prestige, mais ne détruisent pas un sentiment qui désormais ne se trahira que par la douleur. Je ne connais pas M. de Blankenheim; mais d'après ce qu'on m'en a dit, c'est tout votre antipode. Joli homme, il s'en préoccupe exclusivement; sa vanité ignorante aime mieux nombrer , que choisir, et il ne met pas beaucoup de différence entre un coeur qui s'est donné à lui, et une préférence qu'il-a achetée et payée.
Source : Gallica

Ctesse Nathalie La Villa Galietta, nouvelle (1856)

Oh I dit l'internonce, c'est un de nos écuyers les plus heureux et les plus intrépides. Pas un de ses chevaux qui ne soit inscrit au livre d'or du stud-book.
La comtesse se rassit, et reprenant sa conversation avec ses intimes, ne laissa pas à M. de Blankenheim l'occasion de placer un mot. En vain, pendant toute la nuit, errant autour du groupe dont elle était le centre, essaya-t-il de lui parler, ou de surprendre un regard. Elle fut inabordable; elle fut de marbre.
Le duc passa à son tour, elle lui fit signe
d'approcher.
Source : Gallica

Ctesse Nathalie La Villa Galietta, nouvelle (1856)

Le temps est charmant, la nuit tiède, le lac séduisant; tout cela vous inspirera, et je vous chanterai à mesure les couplets de la chanson que Vous ferez pour moi.
XII
M. de Blankenheim, nous l'avons dit, était volontiers absolu. Madame de Lansac, nature caressante et souple, cédait volontiers à ces caprices inflexibles, mais ce n'était pas toujours sans murmure, et quoiqu'elle eût pour lui trop d'affection pour ne pas lui obéir avec joie,- elle se demandait cependant quelquefois la raison de ces humeurs chagrines ou de ces paroles dures.
Source : Gallica

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