Résumé

Edmond Galeron La Fiancée d'Asnières, nouvelle publiée en feuilleton dans "le Courrier de Reims"… (1853)

Quelques minutes après, Clotilde reparut à la fenêtre.
Sophie, dit-elle à la nièce de l'abbé Paquot, fais attention à la clef ; je vais la prendre sur mon lit, pour te la jeter.
Elle se retira, mais ne revint pas. Une ou deux minutes se passèrent.
Tout-à-coup, un cri partit de la chambre, un cri effroyable, un de ces cris d'horreur et de détresse qui prennent aux entrailles, qu'on ne peut plus oublier quand on les a entendus, et qui déchirent encore toutes les fois qu'on se les rappelle.
Source : Gallica

Edmond Galeron La Fiancée d'Asnières, nouvelle publiée en feuilleton dans "le Courrier de Reims"… (1853)

Mon coeur a des élans qui me transportent hors de moi-même; mes idées se transforment et je sens que mon langage s'agrandit pour les exprimer. Oh ! Alexandre , mon bien-aimé Alexandre ! c'est en ce moment surtout que ton affection m'est précieuse ! c'est sur les ailes de ton amour, que mon âme s'élance dans ces espaces infinis où la pensée se perd , c'est ton souffle qui m'y soutient ; c'est toi qui fait ma force et ma vie, comme c'est la chaleur qui fait la flamme du foyer. Ah ! si jamais ton amour se relirait de moi, je mourrais, Alexandre
Source : Gallica

Edmond Galeron La Fiancée d'Asnières, nouvelle publiée en feuilleton dans "le Courrier de Reims"… (1853)

La beauté de Clotilde fut plus éloquente que les remontrances de mon père. Le désir de plaire et le bonheur de se sentir aimé, le charme enivrant d'un amour frais et pur désenchanta peu-à-peu les souvenirs de l'amour satisfait ; et, je le dis ici à la honte de l'humanité et pour déplorer l'infirmité de notre nature, tout, jusqu'à ce besoin de nouveauté qui travaille perpétuellement le coeur de l'homme, me porta à céder aux désirs de ma famille.
Source : Gallica

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