Résumé

Notice sur la vie de M. l'abbé Imbert… (1841)

Il est aussi des douleurs d'un autre genre, et d'autant plus accablantes, que souvent on ne peut pas et l'on ne doit pas s'en plaindre. Chagrins du coeur, vous rongez en secret un malheureux dont le front s'efforce en vain de conserver une apparente sérénité ; vous le déchirez, et il ne sait à qui ouvrir son ame brûlante ! Ah ! toutes les positions ont leurs peines, et toutes réclament un consolateur : heureux ceux qui trouvent alors un abbé Imbert ! Personne mieux que lui ne s'entendait à soulager un coeur froissé de quelque manière : n'avait-il pas été, il est vrai, l'homme des épreuves?
Source : Gallica

Notice sur la vie de M. l'abbé Imbert… (1841)

Combien de fois aussi, enlevant furtivement le morceau qui cuisait pour le dîner de sa mère, il le portait en toute hâte dans quelque humide cachot, où s'agitait avec rage le crime impénitent. Son ingénieuse charité lui suggérait tous les moyens de tempérer les ennuis dela prison , et de rendre supportables les tourments de la captivité : il avait pour chacun, ces petites attentions qui charment, ces douceurs qui soulagent et consolent.
Pauvres, c'est vous qui perdez le plus à sa mort ! Vous pouvez bien lui donner vos regrets et vos larmes !
Source : Gallica

Notice sur la vie de M. l'abbé Imbert… (1841)

Les douces exigences d'une vieille et solide amitié lui permettaient d'augmenter ses largesses et ses bonnes oeuvres, en lui évitant les dépenses d'une tenue de maison. On a déjà nommé le vénérable abbé Groult, vicaire-général du diocèse, dont le souvenir se lie étroitement à son souvenir; cet homme aux sentiments si élevés, aux vertus si pures, aux généreuses qualités du coeur,, que le ciel nous conserve comme le représentant et le patriarche de l'ancienne église de Nevers. Grâce à cette honorable liaison, l'abbé Imbert pouvait élargir le cercle de ses aumônes et de ses bienfaits.
Source : Gallica

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