Résumé

F Dagallier Le coup d'Etat dans le département de l'Ain (1880)

Il avait eu l'existence la plus aventureuse et avait habité successivement l'Angleterre, la Suisse, la France. Il s'était laissé entraîner dans la funeste insurrection de Juin 1848, si perfidement provoquée par la dissolution brutale et intempestive des ateliers nationaux. Echappé aux Conseils de guerre, il s'était réfugié à Genève où il vivait avec sa mère. A la nouvelle du Coup d'Etat, répondant à l'appel de Baudin, il était accouru à la défense de la République. On sait le reste.
La nuit entière se passa en entretiens intimes, familiers, fraternels.
Source : Gallica

F Dagallier Le coup d'Etat dans le département de l'Ain (1880)

« La révolution commence cette nuit à Lyon et dans toute la France, » cria Labruyère. Le courrier et le postillon ne firent aucune résistance et la malle rétrograda sur Villars, où la bande fit son entrée. Les dépêches, portées au café Péchoux, furent seules fouillées. Le pillage était si peu l'objet de cette insurrection, purement politique, que le conducteur ayant montré un paquet de valeurs, Labruyère lui dit : « Ce n'est pas là notre affaire, nous voulons seulement connaître les nouvelles. »
Les insurgés ne trouvèrent rien dans les dépêches qui fût de nature à les encourager.
Source : Gallica

F Dagallier Le coup d'Etat dans le département de l'Ain (1880)

Toute mesure par laquelle le Président de la République dissout l'Assemblée nationale, la proroge ou met obstacle à l'exercice de son mandat est un crime de haute trahison. Par ce seul fait, le Président est déchu de ses fonctions ; les citoyens sont tenus de lui refuser obéissance ; le pouvoir exécutif passe de plein droit à l'Assemblée nationale.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature