Résumé

F. Mazenc Coup d'État du 2 décembre 1851 dans l'Aveyron (1872)

Parmi les hommes qui soutenaient le Coup d'Etat, les uns, et c'était le plus grand nombre, étaient de bonne foi; ils croyaient la société menacée d'un cataclysme et affolés de terreur par le spectre rouge que les habiles avaient agité à leurs yeux, ils se jetèrent éperdus dans les bras d'un bandit travesti en sauveur. Les autres, le nombre en est petit, nous aimons à le croire pour l'honneur de l'humanité, soutenaient le Coup d'État par amour de l'art, parce qu'ils étaient les complices de Bonaparte.
Source : Gallica

F. Mazenc Coup d'État du 2 décembre 1851 dans l'Aveyron (1872)

Lorsqu'un peuple en possession de sa souveraineté ne se sent pas assez de virilité pour se gouverner lui-même et qu'il a besoin de s'appuyer sur une individualité dans laquelle il s'incarne, il est bien près de sa ruine.
La France révolutionnaire vit sortir de son sein au commencement de ce siècle un jeune général, brillant par ses victoires, qui, pouvant jouer le rôle de Washington, préféra celui de César. Cette nation éminemment chauvine séduite par l'éclat de quelques verroteries, après avoir pendant dix ans accompli des actes dignes des Titans, se laissa museler par un individu.
Source : Gallica

F. Mazenc Coup d'État du 2 décembre 1851 dans l'Aveyron (1872)

Ces prétendants qui dans leur sotte et ambitieuse folie s'intitulent hommes providentiels, et qui n'ont jamais su qu'énerver la volonté, détruire la force et préparer la mort d'un peuple, seraient impuissants en face de cette nation vivante, debout et fortement décidée à ne plus se laisser égorger par personne. Le peuple possesseur de luimême, maître de ses destinées, ne se livrerait plus à aucun de ces comédiens sinistres, lâches oiseaux de proie qui, encore aujourd'hui, attendent et guettent la mort de la France pour déchiqueter son cadavre.
Source : Gallica

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