Frédéric-Justin Collet

Frédéric-Justin Collet

Résumé

Portrait de Frédéric-Justin Collet Frédéric-Justin Collet L'odorat et ses troubles (1904)

Deux odeurs impressionnant simultanément la muqueuse olfactive ne sont pas perçues à la fois, mais toujours séparément. L'une d'elles, la plus forte, est seule perçue; si on la diminue progressivement, un moment arrive où l'odorat ne perçoit ni l'une, ni l'autre : les deux impressions se sont réciproquement annihilées ; si on la diminue plus encore, l'autre odeur est seule perçue. L'annihilation d'une odeur par une autre est connue sous le nom de compensation des odeurs.
Source : Gallica

Portrait de Frédéric-Justin Collet Frédéric-Justin Collet L'odorat et ses troubles (1904)

Tout obstacle au passage de l'air dans les fosses nasales, tout obstacle à la communication entre le pharynx buccal et les fosses nasales ne permettra donc qu'une gustation imparfaite. Lorsque l'obstacle est disposé de telle façon qu'il permet de sentir un objet placé sous les narines et gêne, au contraire, le passage des odeurs à travers les choanes (végétations adénoïdes, adhérences du voile du palais à la paroi postérieure du pharynx) , on donne à ce trouble le nom expressif d'anosmie gustative.
Source : Gallica

Portrait de Frédéric-Justin Collet Frédéric-Justin Collet L'odorat et ses troubles (1904)

L'anosmie peut succéder à des traumatismes moins violents et où la commotion cérébrale ne produit pas d'autre effet durable.
Un homme de quarante-sept ans est projeté hors de son automobile et tombe sur la face : le côté gauche du nez est contusionné; la perte de connaissance ne dure que quelques secondes ; le blessé se relève seul et facilement, n'éprouvant ni vertige, ni malaise d'aucune sorte. Au repas de midi, deux heures après l'accident, il s'aperçoit que les aliments n'ont plus ni saveur, ni odeur. Quinze jours après l'accident, il reprend, sans traitement, un peu d'odorat.
Source : Gallica

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