Félix Léonnec

Résumé

Félix Léonnec La petite girl (1938)

Une angoisse affreuse se peignit sur les traits si jolis, une folle terreur, des yeux presque exorbités fixés sur la loge du maître, un cri voulant sortir et s'étranglant dans une gorge contractée, des efforts impuissants pour faire un mouvement et l'écroulement au milieu d'une folle ovation, d'une acclamation délirante.
Toute la salle, debout, acclamait l'artiste qui ne se relevait pas. A un tel point qu'on n'entendit pas le bruit d'une lutte dans l'avant-scène occupée par les Smats et Guy Mornan
Source : Gallica

Félix Léonnec La petite girl (1938)

Dans le grand salon de la villa de Cannes, dans le fond duquel une petite scène permettait à Guy Mornan d'étudier certains effets de ses œuvres, Léda venait de donner au professeur Smats un
échantillon de ses talents de danseuse et l'ancien maître de ballet disait à l'écrivain :
— Un jeu d'enfant, mon cher maître, d'apprendre à cette petite la Mort du Cygne; elle a la danse dans le sang et avec cela une grâce innée qui donne à ce qu'elle fait un charme d'une douceur étrange. En deux mois, je me fais fort de donner à cette petite le peu de chose qui lui manque
Source : Gallica

Félix Léonnec La petite girl (1938)

La mort de Léda fut la fin de la carrière de l'homme célèbre; le quinquagénaire si beau, si alerte était devenu un vieillard, vivant retiré dans sa propriété de Cannes avec le père Smats et Lucie. Sa porte fut encore plus rigoureusement fermée et les quelques amis discrets qu'il avait conservés là-bas ne pouvaient le voir que le matin au moment où il accomplissait son pèlerinage journalier au bras de Lucie Smats : aller porter les plus belles fleurs sur la tombe d'une petite girl.
Source : Gallica

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