Résumé

G. Lionnet Historiettes de bravoure à raconter aux enfants (1915)

La pseudo sentinelle se promène lente et grave et tranquille, de temps à autre elle bat du pied pour se réchauffer. La plaine est calme, rien n'y bouge.
Le jour grandit... les travailleurs de la nuit ont fini leur tâche, voici que d'autres vont venir les remplacer... la sentinelle est toujours là, le poste est proche...
Les soldats s'en vont au repos et saluent de propos familiers la grave et silencieuse sentinelle qui continue sans répondre sa promenade.
Voici pour un court instant la tranchée vide, la sentinelle fait un geste sur la plaine et jette un cri.
Source : Gallica

G. Lionnet Historiettes de bravoure à raconter aux enfants (1915)

Le capitaine très intéressé interroge notre homme : —• Qui es-tu... Français ?
— Non, dit l'autre secouant la tête.
Anglais.
— Non répond l'Indien de même manière.
— Musulman.
— Oui ! oui ! dit-il avec un rire épanoui et une mimique exatique et heureuse.
Le capitaine continue ses questions, ou plutôt ses gestes, car il doit mimer, pense-t-il, pour se faire comprendre, alors que le malin Indien sait parfaitement l'anglais et
comprend l'allemand, car ce n'est pas un soldat ordinaire, mais bien un chef de tribu.
Source : Gallica

G. Lionnet Historiettes de bravoure à raconter aux enfants (1915)

Une balle arriva qui le frappa en pleine joue, le sang coula abondant et rouge sur le clairon de cuivre qui hurla pius fort encore ses notes aiguës et affolantes. Le zouave courait, tel un démon ou un ange infernal, et entraînait à sa suite d'autres démons ou d'autres anges qui avaient oublié péril et famille et n'avaient qu'une idée : vaincre ou mourir.
Ce que le clairon sonnait de sa belle voix claire, c'étaient toutes les chansons de France, c'étaient le réveil et la
revanche magnifique.
Source : Gallica

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