Gaspard de Cherville,
Histoire d'un trop bon chien, par M. le Mis de Cherville…
(1867)
“ Marguerite et la tante Bibi, suffoquant d'émotion, s'épuisaient vainement en caresses pour décider les enfants à s'endormir sans avoir soupé ; les pauvres petits répétaient en choeur ce cri navrant : J'ai faim ! j'ai faim ! Ce cri, plus d'une fois je l'avais entendu dans la chaumière de mon premier maître. Aux champs comme à la ville, il est le mot d'ordre de la misère; mais, cette fois, il m'entra dans le coeur comme la lame froide et aiguë d'un poignard, comme un remords, et il me rappela que j'avais une dette à payer. ”
