Geoffroy-Jacques Schaller

Résumé

Geoffroy-Jacques Schaller Notices historiques sur le général Marceau… (1820)

Jourdan - Fleurus et les Preux qui l'accompagnent, restèrent interdits , muets d'horreur en voyant la blessure mortelle, et leurs larmes baignèrent la chevelure ensanglantée du héros !... Mais lui , tranquille comme la conscience de l'innocence , et comme la lune dégagée de nuages , attendait que la mort l'enveloppât dans ses bras glacés.
CHOEUR DE FRANÇAIS.
Qu'il est beau de mourir pour sa patrie ! — Cette mort recueille les bénédictions de la postérité. C'est pour cela que le héros va au-devant d'elle en lui souriant. —- C'est de cette mort que meurt MARCEAU, le fier et vaillant héros.
Source : Gallica

Geoffroy-Jacques Schaller Notices historiques sur le général Marceau… (1820)

Le plus jeune de ses frères était auprès de lui (celui-ci a depuis été aide-de-camp
de Kléber et de Masséna ) . Il engagea Émira, sa soeur, à prendre avec elle une autre de ses soeurs. Cette jeune et jolie personne nous fut enlevée trop tôt par la mort. IL compta peu d'amis, dans le véritable sens de ce mot trop facilement prodigué, car ce n'est pas dans les armées, où les rivalités se ressentent trop du caractère farouche qu'inspirent les combats, que se forment les liaisons du coeur. Mais le sentiment de l'amitié devint une passion entre Marceau et Kléber, même avec ses orages.
Source : Gallica

Geoffroy-Jacques Schaller Notices historiques sur le général Marceau… (1820)

Long-tems encore les braves Francs pleurèrent: et long-tems aussi ils le pleurèrent les braves Germains, ce noble , ce digne Héros, avec les larmes douces et saintes de l'humanité, avec les larmes généreuses dignes des héros.
(1) M. Lesur a dit dans son poëme des Francs :
A leur commun regret, leur chagrin confondu, On ne distingue point quel parti l'a perdu.
CHOEUR DES DEUX NATIONS,
Pleurez, pleurez !... O héros ! le pouvez-vous ? Combien sont sublimes vos larmes ! Elles ont un prix bien au-dessus du superbe laurier qui couronne la tête des braves. — Pleurez, pleurez !... O héros!
Source : Gallica

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