Résumé

George Ahern Les maladies mentales dans l’œuvre de Courteline

Nous aurons à étudier le persécuté-persécuteur processif, c’est-à-dire, le fou raisonnant, dont nous trouvons deux exemples dans Courteline, et le persécuteur vrai, le persécuteur à froid, par plaisir, par rancune, par haine, le persécuteur imbécile.
Le délire processif est une simple variété du délire raisonnant de persécution dont la caractéristique est de rouler sur des contestations judiciaires. Ce n’est pas par un vif sentiment du droit, mais par suite de l’absence du sentiment de son tort, que le processif se met dans un état d’irritation passionnée pour une offense imaginaire.
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George Ahern Les maladies mentales dans l’œuvre de Courteline

L’incoordination des mouvements est accompagnée d’un raidissement, d’une rigidité musculaire quasi invincible et ne permettant que des mouvements brusques et désordonnés. La Biscotte, abandonné à lui-même, près de son lit, devient plus muet qu’un poteau et plus raide, planté sur ses pattes et regardant tourbillonner l’ombre, comme une brute, incapable du moindre mouvement volontaire, incapable de se déshabiller et de se coucher sans l’aide de Lidoire.
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George Ahern Les maladies mentales dans l’œuvre de Courteline

Irrité du calme d’un vieillard que ses plaisanteries n’ont pu dérider, il l’insulte : « C’est comme ce vieil imbécile !... C’est comme ce vieil imbécile ! ... », mais il ne peut terminer sa phrase.
Là finit l’observation de La Brige. Elle dépeint surtout la première phase de l’ivresse. Dans la suivante, nous voyons apparaître l’incoordination des mouvements, un embarras plus prononcé de la parole, les illusions et les autres troubles de la deuxième phase.
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