George Valbert, Revue des Deux Mondes tome 93, 1889
“ Nous aimons à nous compliquer, à nous contourner, à nous tordre et à nous détordre, à tourmenter notre parole comme notre pensée. Ce qui nous manque surtout, c’est le repos, c’est le calme des forts. Nous ne sommes pas seulement des êtres compliqués, nous sommes des agités. Tout nous invite à augmenter notre être, à multiplier, à varier sans cesse nos sensations, à nous donner de nouveaux modes d’existence ; mais nous sentons que si notre désir est infini, notre nature est bornée, que l’étoffe manque, et l’inquiétude nous ronge. Nos machines nous font croire que tout est possible ”
