Résumé

Georges Coutagne Recherches sur le polymorphisme des mollusques de France… (1895)

Il est bien naturel, en effet, qu'un naturaliste américain, qui reçoit d'Europe un grand nombre d'échantillons entre lesquels il voit tous les intermédiaires imaginables, ne veuille voir dans cet ensemble, qu'une seule et même espèce; et sans être américain, il en sera de même de tout naturaliste « en chambre », c'est-à-dire de tout naturaliste qui n'a pas appris, sur le terrain, à juger de l'étendue des variations individuelles, à distinguer les espèces voisines cohabitant dans une même station, et à donner aux faits de la distribution géographique toute l'attention qu'ils méritent.
Source : Gallica

Georges Coutagne Recherches sur le polymorphisme des mollusques de France… (1895)

Une idée est objective, au contraire, lorsqu'elle est dégagée de tout ce qu'il y a de personnel, d'individuel, d'humain, dans le sujet qui la conçoit : c'est une idée vraie.
Le rôle de la science est assurément de remplacer peu à peu toutes les idées subjectives par des idées objectives, l'erreur par la vérité.
Les malacologistes, de l'école de Bourguignat, qui proclament que l'espèce est une notion conventionnelle, et subjective, ont parfaitement raison : leur espèce, c'est-à-dire l'idée
qu'ils ont de l'espèce, est assurément subjective.
Source : Gallica

Georges Coutagne Recherches sur le polymorphisme des mollusques de France… (1895)

Buffon, le premier peut-être, formula cette loi que chaque espèce possède un domaine propre. « Il n'y a peut-être aucun animal dont l'espèce soit généralement répandue sur toute la surface de la terre ; chacun a son pays, sa patrie naturelle, dans laquelle chacun est retenu par nécessité physique; chacun est fils de la terre qu'il habite, et c'est dans ce sens que l'on peut dire que tel ou tel animal est originaire de tel ou tel climat. »
Source : Gallica

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