Vitis

Définition et enjeux

Charles de Vitis,  Paysages gris et bleus (1910)

“ « Vivant, j'étais pour toi la peste, ô Pape; mort, je serai ta mort! »
Il est aussitôt saisi d'une mortelle tristesse. Un convive lui présente un verre de bière ; il écrit un billet qu'il laisse sur la table : « Nul ne peut comprendre les Bucoliques de Virgile et les Géorgiques, s'il n'a été cinq ans laboureur ou berger; nul ne peut comprendre les lettres de Cicéron, s'il n'a manié vingt ans les affaires; nul ne peut comprendre les Écritures, s'il n'a gouverné
cent ans les églises avec Jésus-Christ et les apôtres. En vérité, nous sommes des gueux. »
”
Source : Gallica

Charles de Vitis,  Paysages gris et bleus (1910)

“ Or, quand le jeune seigneur souleva la couverture, il vit dessous la figure de Jésus crucifié.
« Ah! chère sœur, dit-il en pleurant à sa femme, je te prie de donner souvent mon lit à de pareils hôtes. »
Elle le ruinait par ses largesses et ses fondations de toutes sortes; quand on se plaignait autour de lui, il avait coutume de répondre : « Je veux que vous laissiez ma bonne petite Élisabeth faire autant d'aumônes qu'il lui plaît, pourvu qu'elle me laisse seulement Eisenach, la Wartburg et Nauemburg. Dieu nous rendra tout le reste quand il le trouvera bon. »
”
Source : Gallica

Charles de Vitis,  Paysages gris et bleus (1910)

“ Lang, avec de grands cheveux bouclés et une belle barbe très soignée, siégeant au milieu d'autres barbes et d'autres chevelures absaloniques, qui m'octroie une première, moyennant dix marks, et une chambre chez un paysan pour cinq marks. Charles en a autant.
L'authoress, avant de me quitter, me tire par la manche : « Regardez Herr Lang.
— Oui.
— Eh bien ! vous l'avez vu autrefois siéger au Sanhédrin. C'était Caïphe. »
Nous prenons un aperçu du village d'Oberammergau. Ce ne peut être un village ordinaire.
”
Source : Gallica

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