Résumé

Portrait de Gustave Geffroy Gustave Geffroy Les peintures d'Eugène Delacroix à la bibliothèque de la Chambre des députés (1903)

En haut, dans l'ombre grise qui s'amasse sous les coupoles, les cavaliers continuent leur course forcenée, les penseurs méditent, les poètes chantent, la chair des femmes rayonne, pendant que la solitude devient plus morne, le silence plus stupéfiant et plus lourd.
Quelle décoration le gouvernement de Louis-Philippe reçut-il de Delacroix pour cette salle annexe de la Chambre des députés ? Que sont donc ces peintures, reléguées dans cette cachette où quelques-uns seulement peuvent pénétrer ?
Source : Gallica

Portrait de Gustave Geffroy Gustave Geffroy Les peintures d'Eugène Delacroix à la bibliothèque de la Chambre des députés (1903)

Sur le caractère de Delacroix, Lassalle-Bordes écrit : « Bien que très clairvoyant et très fin à la fois, il lui est arrivé cependant d'être trompé par des imbéciles dont il ne se méfiait pas ; mais il a trompé plus qu'il n'a été trompé. Homme bien élevé, il savait être ce qu'il voulait, dissimulé
sous les apparences de la franchise ; artiste par-dessus tout et avide de succès, il a tout sacrifié à l'étude. »
Le maître et l'élève-collaborateur se brouillèrent, comme je l'ai dit, en 1853. Lassalle-Bordes affirme que Delacroix lui fit retirer un travail au Conseil d'État.
Source : Gallica

Portrait de Gustave Geffroy Gustave Geffroy Les peintures d'Eugène Delacroix à la bibliothèque de la Chambre des députés (1903)

Sous un nuage couleur de soufre et de fumée, apparaît en une lugubre apothéose, Attila, le «Fléau de Dieu », sauvage, implacable, et en même temps méditatif et morose, coiffé d'une tête de loup, se frayant un chemin au milieu des cadavres, des statues et des chapiteaux brisés. Le cheval, petit, poilu, la crinière droite, sans bride ni mors, est plus effrayant encore que son maître.
Source : Gallica

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