Hector Fleischmann

Résumé

Hector Fleischmann Le Rival de Sherlock Holmes (1900)

Ce mouvement n’échappa pas à William Hopkins qui dit, tranquillement :
— Quand vous m’aurez tué il ne me faudra que six pieds de terre. Mais cela n’arrangera pas les affaires. Causons, M. Mortimer.
Avec accablement, se voyant pris, le milliardaire se laissa tomber dans un fauteuil, et sa voix éteinte, comme un râle d’agonie, murmura :
— Je suis entre vos mains. Tout est perdu...
— Fors l’honneur ! acheva Hopkins. Tout peut encore s’arranger, M. Mortimer.
— J’avoue, dit le roi des transatlantiques. Je suis l’homme à la barbe rousse.
— Je le savais, dit simplement Hopkins.
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Hector Fleischmann Le Rival de Sherlock Holmes (1900)

Loin de moi la pensée de démolir la renommée de M. Sherlock Holmès au bénéfice de M. William Hopkins, car c’est William Hopkins que se nomma le rival du héros de l’aventure de l’homme à la lèvre retroussée ! Là n’est pas mon but, certes, mais cette renommée doit-elle m’empêcher de faire accorder à M. William Hopkins la part de gloire qui, si tardivement, hélas ! lui sera peut-être décernée par la postérité ?
Je ne le pense pas.
C’est là ce qui fait l’objet de ce récit.
Qu’on ne s’y trompe pas : l’historique « chacun pour soi » n’a pas cessé d’être vrai de nos jours.
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Hector Fleischmann Le Rival de Sherlock Holmes (1900)

L’homme pouvait avoir la barbe rousse et les cheveux noirs.
— Cela se rencontre rarement, observa M. Mortimer avec un sourire non dénué de raillerie.
— Jamais, riposta Hopkins, excepté quand cet homme porte une fausse barbe.
— Qui vous l’a dit ? s’écria M. Mortimer.
— Je le devine, car une barbe rousse n’est pas un ornement et quand la nature vous l’accorde on s’en prive volontiers. L’homme pouvait avoir la barbe rousse, mais fausse, car rien n’enlève davantage au visage son caractère qu’une barbe rousse. Si l’homme est habile il aura songé à la perruque.
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