Résumé

Henri Boraud De l'usage commercial du nom de Cognac (1904)

Or, quand on a vécu à Cognac, où tout le monde est ou a l'ambition d'être « négociant ». — quand on a vu avec quelle rapidités enrichissent la plupart de ces négociants, au point quelquefois d'atteindre une fortune colossale, — quand on a constaté à quel degré toutes les questions relatives au commerce de l'eau-devie (récolte du vin, état des marchés étrangers, tarifs douaniers, etc.) y passionnent la population, — on se demande comment il se trouve des pays où on puisse nier que le nom de Cognac est une indication de provenance.
Source : Gallica

Henri Boraud De l'usage commercial du nom de Cognac (1904)

Quant au sens qu'elle attribue à ce mot, peut-on admettre sans la plus complète absurdité, qu'un mot emprunté à un pays où il a un sens nettement déterminé puisse prendre un autre sens en passant dans un pays étranger ?
La désignation géographique d'un produit ne peut évidemment pas être générique dans un pays et indication de provenance dans un autre; si dans un État, une région, où même une localité elle est considérée comme indiquant la provenance de cet État, de cette région ou de cette localité, au dehors, elle ne pourra pas légalement être tenue pour générique.
Source : Gallica

Henri Boraud De l'usage commercial du nom de Cognac (1904)

Attendu que, quelque abus qu'il ait été fait du mot cognac, il n'en est pas moins certain qu'il existe des eaux-de-vie absolument spéciales à la région des Charentes et appelés « cognacs »: que si l'on décidait que
l'emploi de ce mot est à la disposition de tous les fabricants d'alcool industriel, il en résulterait que l'on pourrait produire à l'étranger, et rendre, des spiritueux qui, bénéficiant de cette désignation, porteraient au commerce français le plus grave préjudice contrairement à la Convention internationale de Madrid, devenue la loi du 13 avril 1892; »
Source : Gallica

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