Résumé

Adrien Klotz Du nom commercial en droit français… (1898)

Spécialement quand il s'agit du nom commercial, ce que l'on protège c'est la réputation acquise par un fabricant grâce au soin avec lequel il fabrique ses produits, par un commerçant, qui sert uniquement d'intermédiaire entre les producteurs et les consommateurs, grâce au soin avec lequel il choisit les produits de son commerce et les revend sans altération à sa clientèle. Il y a là un bien, rentrant dans le patrimoine et quelle que soit l'opinion que l'on adopte sur la nature du droit au nom commercial qui s'impose au respect de tous.
Source : Gallica

Adrien Klotz Du nom commercial en droit français… (1898)

Expliquons-nous bien, nous n'entendons pas interdire à celui qui porte réellement un nom, le droit de s'en servir; mais il sera, en présence du titulaire d'un pseudonyme, dans la même situation, que s'il se trouvait en présence d'un homonyme. En conséquence, il pourrait se voir limiter l'usage de son nom et on pourrait même lui en interdire l'usage, s'il en faisait l'apport frauduleux à une société constituée uniquement dans le but de faire une concurrence déloyale, alors, du moins, que lui-même resterait étranger au prétendu commerce exercé par la société (2) .
Source : Gallica

Adrien Klotz Du nom commercial en droit français… (1898)

Nous ne saurions souscrire, sans réserves, à cette manière de voir, car elle aboutit à la possibilité, pour les juges, d'imposer au propriétaire d'une raison commerciale l'obligation de modifier la dénomination qui constitue cette raison commerciale, alors même qu'il s'agirait d'une maison très ancienne et ayant acquis une grande notoriété. Une telle solution ne serait autre chose qu'une violaiion certaine du droit de propriété, et une atteinte injustifiée à la réputation acquise ; le tout, peut-être au profit d'un individu qui a fait preuve de plus d'habileté que de bonne foi et d'honnêteté.
Source : Gallica

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