Droit de marque

Définition et enjeux

Ambroise Rendu,  Codes de la propriété industrielle… (1879-1881)

“ Nous ne pouvons admettre que celui qui n'est pas propriétaire d'une marque ait le droit de s'en servir, de la reproduire. C'est la loi. Nul autre que le fabricant lui-même ne pourra donc apposer la marque, parce que seul il est juge de l'intérêt, de l'utilité de cette apposition. Prendre la marque contre la volonté de son propriétaire, n'est-ce pas une contrefaçon ? ”
Source : Gallica

Ambroise Rendu,  Traité pratique des marques de fabrique et de commerce et de la concurrence déloyale… (1858)

“ La marque peut être considérée en elle-même et indépendamment des effets commerciaux qu'elle a pu produire, comme une propriété exclusive, comme un signe réservé d'une manière privative et absolue à un individu, de telle sorte que celui-ci ait droit de le revendiquer en tant que sa chose contre toute personne. Elle peut, à un autre point de vue, être considérée comme étant, ainsi que l'enseigne, l'un des éléments d'une propriété plus large, plus générale, l'achalandage de la fabrique ou de la maison de commerce. ”
Source : Gallica

Émile Bert,  Traité théorique et pratique de la concurrence déloyale

“ « Au propriétaire de la marque déposée, le bénéfice de la loi actuelle, des garanties spéciales qu'elle institue et des actions qu'elle organise ; à celui qui n'effectue pas le dépôt, le droit commum. » M. Pouillet montre très bien quel est alors le caractère de la marque : « La marque, lorsqu'elle n'est pas déposée, n'en constitue pas moins une propriété que chacun doit respecter, mais c'est alors une propriété du même genre que l'enseigne et dont l'usurpation n'est plus qu'un simple fait de concurrence déloyale, régi par le droit commun (2) . » ”
Source : Gallica

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