Résumé

Eugène Pouillet Traité des marques de fabrique et de la concurrence déloyale en tous genres… (1883)

Est-ce que la liberté du commerce ne commande pas que le fabricant, que le commerçant soit maître, à son gré, de marquer ou de ne pas marquer ses produits, de les avouer ou de les renier? Est-ce que le public doit toujours être traité comme un mineur, qu'on surveille et qu'on garde, qu'on dirige avec des lisières? Ne doit-il pas apprendre à se conduire lui-même et à faire ses propres affaires sans l'éternel secours de l'État ?
Source : Gallica

Eugène Pouillet Traité des marques de fabrique et de la concurrence déloyale en tous genres… (1912)

La marque s'appliquait au produit tel qu'il sortait de la fabrique ; elle garantissait son origine ; une fois qu'il est tiré de son enveloppe, que devient la garantie de l'origine? Où peut-elle être? Le fabricant est-il encore assuré que le produit est le sien? Quel sera son contrôle? Pour un débitant honnête, combien n'y en aura-t-il pas d'infidèles, qui ne craindront pas d'apposer la marque du fabricant sur d'autres produits que les siens ? Qu'est-ce d'ailleurs que la marque, sinon la signature même du fabricant?
Source : Gallica

Eugène Pouillet Traité des marques de fabrique et de la concurrence déloyale en tous genres… (1912)

Le propriétaire du nom n'est rien dans le commerce auquel il prête l'usage de ce nom; il est, comme nous le disions plus haut, le complice d'une fraude. Est-ce là le cas de respecter cette propriété sainte, résultant du seul hasard, antérieure et supérieure à toute volonté ? S'agit-il de liberté d'industrie et de commerce ? Porte-t-on atteinte au droit qu'a tout homme de choisir sa carrière? Non ; il y a une fraude, et c'est aux tribunaux qu'il appartient de la déjouer. Comment leur contester le droit de remettre les choses dans l'état où elles seraient si la fraude n'avait pas été commise ?
Source : Gallica

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