Résumé

J. Gauneau De la mortalité des nouveau-nés et des moyens de la combattre (1869)

Et au milieu de toutes ces circonstances fâcheuses, nous le répétons, la part de la nourrice dans la mortalité des nouveau-nés, est la même que celle de la mère, quand elle nourrit. Elle élève l'enfant qu'on lui confie, de la même manière qu'elle élève son propre enfant; elle a les mêmes préjugés, les mêmes coutumes, et disons-le, le même entêtement que la mère, elle partage aussi la même ignorance.
Source : Gallica

J. Gauneau De la mortalité des nouveau-nés et des moyens de la combattre (1869)

Elle seule suffit pour expliquer et la persistance et l'énormité de la mortalité; elle seule prédispose les enfants qui y sont soumis à subir les influences fâcheuses de toutes les autres causes , et quand elle ne tue pas, elle engendre, à coup sur, la scrofule, le ramollissement des os, le rachitisme, etc., comme le prouvent du reste les expériences de M. J. Guérin.
Oui, c'est dans l'ignorance de l'homme et dans la mauvaise éducation qu'il donne à son nouveau-né
que se trouve la cause principale, la seule cause prédisposante de l'énorme mortalité qui pèse sur le premier âge de la vie.
Source : Gallica

J. Gauneau De la mortalité des nouveau-nés et des moyens de la combattre (1869)

Ce n'est donc ni par la fusion des races, ni par le choix seul des producteurs que l'on peut remédier à la mortalité des produits, ou à la dégénérescence de la race; mais bien en appliquant à ce produit une hygiène bien entendue basée sur les lois de la nature et sur les données de la science.
Et cela est si vrai que la dégénérescence et l'abâtardissement des races ne se rencontrent pas dans les animaux à l'état de liberté; qui songe à accuser la race des lions d'avoir dégénéré, eux qui ne croisent pas avec les races étrangères, mais qui élèvent leurs petits, comme la nature le veut?
Source : Gallica

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