Résumé

Jean Baptiste Desplace Académie de Mâcon. Des Dangers de l'envoi en nourrice… (1875)

Mais le nouveau-né? Ah ! le nouveau-né lutte à son corps défendant contre les 51 chances de mort sur 100 de l'envoi en nourrice. Il est exposé à croupir dans l'ordure, à mourir de froid, d'inanition ou d'une alimentation indigeste.
De plus, peut-on croire qu'une mère, qui, par indolence, par coquetterie, par amour de ses aises, ou par amour de l'argent, a risqué la santé et la vie de son nouveau-né, s'occupera courageusement et avec suite, au retour de nourrice, de son éducation? Quelle illusion! Que ce serait mal connaître la nature humaine!
Source : Gallica

Jean Baptiste Desplace Académie de Mâcon. Des Dangers de l'envoi en nourrice… (1875)

Croyezvous l'avoir accompli en disant à la nourrice de votre voix la plus douce : « Nourrice ! ayez bien soin du petit ! prenez bien gardé qu'il n'ait froid ! » Suffit-il à votre cœur maternel,
pour le tranquilliser, d'augmenter les cadeaux traditionnels de sucre et de savon?
L'amour maternel ne se délègue pas, ne s'achète pas. Rien ne peut le suppléer, rien ne peut l'égaler. Est-ce qu'il ne faut pas tout l'amour d'une mère pour supporter les fatigues ; les alarmes continuelles, l'esclavage inhérent à l'élevage d'un nouveau-né ?
Source : Gallica

Jean Baptiste Desplace Académie de Mâcon. Des Dangers de l'envoi en nourrice… (1875)

Changez, par la pensée, le milieu dans lequel Frou-Frou a été élevée. Supposez l'atmosphère de la famille, purifiée avec un soin jaloux et vigilant; la vive et bonne nature de l'enfant, développée par une éducation religieuse et morale,
dont le devoir et le dévouement sans ostentation sont la base; la jeune fille devenue femme , remplira avec amour, avec bonheur, les devoirs de la maternité; pour s'y consacrer tout entière, elle oubliera les vains et frivoles plaisirs du monde ; elle sera l'orgueil de son mari, l'ange du foyer domestique.
Source : Gallica

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