Résumé

Docteur Reboulleau Des Principales causes de la mortalité des enfants du premier âge… (1868)

L'amour n'est-il pas une irrésistible aspiration à la possession absolue, exclusive, éternelle, de l'objet qui l'a fait naître. Sans la sécurité, sans la sérénité de l'avenir, le cœur de la femme n'est plus ce miroir ineffable qui reflète à l'infini la tendresse et le dévouement qu'on lui a consacrés, pour toujours; il n'y a donc point d'amour possible avec l'idée préconçue du divorce.
D'autre part, des femmes qui se résignent à mettre en commun les bonnes grâces d'un mari ne sauraient avoir pour lui de l'affection.
Source : Gallica

Docteur Reboulleau Des Principales causes de la mortalité des enfants du premier âge… (1868)

Père, mère et enfant, trinité touchante qui personnifie le vrai bonheur sur la terre, confondus dans le même amour, n'ont plus qu'une même existence. L'enfant placé en naissant sous l'égide de l'amitié, est entouré de la plus attentive vigilance et des soins les plus affectueux.
Le fatalisme, ce souffle desséchant venu des déserts de l'Arabie, n'apporte pas au foyer de l'Israélite cette lourde atmosphère qui tue et flétrit les plus belles facultés de l'homme, comme le vent du Sahara frappe de mort les végétaux qu'il atteint sur son passage.
Source : Gallica

Docteur Reboulleau Des Principales causes de la mortalité des enfants du premier âge… (1868)

A considérer le ménage de l'Israélite, on voit que ce peuple est placé dans un juste milieu entre l'extrême civilisation et la barbarie ; l'extrême civilisation dans laquelle l'amour effréné du bien-être envahit le foyer domestique, dont il chasse les vertus maternelles et surtout la vigilance, cette fée tutélaire qui protège l'enfance et conserve ses jours; la barbarie qui laisse le sens maternel à l'état d'instinct, et le prive du flambeau donné à l'homme pour éclairer sa vie, l'intelligence.
Source : Gallica

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