Résumé

J. Guimard Statuts de la Caisse générale de l'agriculture… (1843)

Croira-t-on qu'il soit possible d'y revenir après une épreuve manquée,- le plus bel âge perdu en efforts stériles, la santé affaiblie, souvent des dettes contractées, des frais d'établissement risqués, ou pis -encore, quand la misère enlève même la possibilité d'un déplacemet? Non. Pour remédier à une situation si triste et si commune, il importe que la société ait recours à des institutions nouvelles, que l'on ne peut attendre du gouvernement, et dont il faut bien, en effet, que l'association volontaire et privée se charge de jeter les bases au profit d'elle-même et de tous.
Source : Gallica

J. Guimard Statuts de la Caisse générale de l'agriculture… (1843)

Si la liberté du commerce et de l'industrie a des résultats favorables en somme à l'accroissement de la richesse publique, si la lutte qu'elle permet d'établir avec l'étranger est une nécessité de notre temps, si enfin l'organisation du travail n'est qu'une utopie impossible et qui risquerait de tourner en monopole et en contrainte, pourquoi, du moins, ne chercherait-on pas à établir une diversion propre à réparer le mal causé par des spéculations sans limites, où la loi n'intervient que pour constater la ruine, sans moyen de la prévenir ou de la réparer ?
Source : Gallica

J. Guimard Statuts de la Caisse générale de l'agriculture… (1843)

La misère n'est pas un fait dont la société soit fondée à ne pas s'inquiéter : la France était autrefois partagée entre quelques milliers de possesseurs nobles, qui, s'ils disposaient d'une propriété complète et d'un pouvoir souverain, devaient toutefois la nourriture et des moyens d'existence à tous ceux qui dépendaient d'eux; de quel droit la société moderne se croit-elle dégagée du devoir de faire vivre tous ses membres, ou du moins ceux d'entre eux qui ne se refusent pas au travail?
Source : Gallica

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