J. Hubert Thorin, Vie de la bienheureuse Louise de Savoie… (1884)
“ Une maladie qui nous est inconnue minait les jours de Hugues de Châlon (1) . Se sentir mourir dans la force de l'âge, lorsque la vie vous sourit, quand on est prince, peut paraître aux yeux du monde un sort bien dur et bien regrettable ; mais après dix ans de préparation et de sainte vie, quand on a le bonheur d'avoir pour compagne une Louise de Savoie, de mourir dans ses bras, l'âme remplie d'immortelles espérances : non, cela n'est point un malheur, mais la félicité suprême, ou plutôt ce qui y conduit. « La mort, selon la parole de Louise, n'est pas à craindre quand on la connaît (2) . » ”
