Résumé

J. Hubert Thorin Vie de la bienheureuse Louise de Savoie… (1884)

Une maladie qui nous est inconnue minait les jours de Hugues de Châlon (1) . Se sentir mourir dans la force de l'âge, lorsque la vie vous sourit, quand on est prince, peut paraître aux yeux du monde un sort bien dur et bien regrettable ; mais après dix ans de préparation et de sainte vie, quand on a le bonheur d'avoir pour compagne une Louise de Savoie, de mourir dans ses bras, l'âme remplie d'immortelles espérances : non, cela n'est point un malheur, mais la félicité suprême, ou plutôt ce qui y conduit. « La mort, selon la parole de Louise, n'est pas à craindre quand on la connaît (2) . »
Source : Gallica

J. Hubert Thorin Vie de la bienheureuse Louise de Savoie… (1884)

Monsieur le Curé, J'ai lu avec le plus grand intérêt, votre histoire de la Bienheureuse Louise de Savoie. C'est un modèle achevé pour toutes les classes de la société. Elle montre aux uns comment on use de la richesse pour soulager les misères d'autrui, et aux autres comment on pratique la pauvreté volontaire. Dans le monde et dans le cloître, au château de Nozeroy comme au couvent d'Orbe, sa vertu si douce eut le don de faire bénir Dieu et d'attirer les âmes à lui.
Source : Gallica

J. Hubert Thorin Vie de la bienheureuse Louise de Savoie… (1884)

Au temps de la primitive Eglise et des martyrs, c'était l'usage des confesseurs de la foi de se dépouiller et de disposer de leurs biens, soit pour les soustraire à la cupidité des tyrans, soit pour se mieux préparer à la lutte suprême par l'affranchissement de tout lien terrestre. — Sur le point de renoncer au monde pour toujours, ainsi en usera la bienheureuse Louise.
A la sœur du tiers-ordre, l'esprit de pauvreté ne demande que le détachement du cœur: à la sœur du premier ordre, à la pauvre Clarisse, la règle séraphique impose la pauvreté absolue, le renoncement le plus complet.
Source : Gallica

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