Résumé

J Lassalvy Paris et Montpellier, ou Examen comparatif des doctrines médicales de ces deux écoles… (1847)

S'élever au point culminant de la médecine ! voyez un peu la belle affaire : nous y arrivons d'un saut. Oui, Messieurs, à l'heure qu'il est, grâce à ces merveilleux procédés, des jeunes gens à menton encore glabre et le paletot maculé de la poussière des bancs de l'école, impriment fièrement et sans sourciller, à grand renfort de volumes, des Guides du médecin praticien, des Traités complets de pathologie ou de clinique, des Manuels de pratique, etc., etc.
Et ils ont, ma foi, raison. Voici le procédé et la manière de s'en servir : c'est simple comme un bon jour.
Source : Gallica

J Lassalvy Paris et Montpellier, ou Examen comparatif des doctrines médicales de ces deux écoles… (1847)

Comme on ne saurait disconvenir, même en médecine exacte, qu'une maladie qui tue son homme en quelques heures ne soit plus grave que celle qui le laisse languir sept à huit semaines avant de produire ce résultat, il suivrait, d'après l'idée de M. Bouillaud, qu'ici la cause serait en raison inverse de son effet, ce qui serait une singulière logique.
20 Parce que l'expérience et la raison s'accordent pour nous apprendre qu'il n'est aucune inflammation qui soit de nature à produire une mort presque instantanée, toutes exigeant un temps plus ou moins long pour arriver à leur summum d'intensité.
Source : Gallica

J Lassalvy Paris et Montpellier, ou Examen comparatif des doctrines médicales de ces deux écoles… (1847)

Un homme qui professe que la science doit
se refaire (le fond en comble tous les dix ou quinze ans, que les faits vieillissent et sont bientôt hors d'usage ; qui s'étonne que la Nosographie de Pinel ait eu quinze ans de vogue, ce qui, dit-il, est une éternité; qui, dans ses livres de clinique, ne cite pas un seul auteur, n'invoque pas une fois l'autorité des maîtres, comme si la tradition n'existait pas et que lui, Bouillaud, fût à lui tout seul l'alpha et l'oméga de la science (1) ; - un tel homme, dis-je, n'a que faire de l'histoire de l'art, elle est nulle et non avenue pour lui.
Source : Gallica

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