J.-P.-B. Nault

Résumé

J.-P.-B. Nault,  Style de Pascal (1852)

“ La tristesse nous plaît, comme je l'ai dit ailleurs, quand elle nous remue sans nous pénétrer, quand elle nous vient du dehors pour nous toucher en passant. Pascal, mélancolique de nature, attristé encore par la méditation, l'étude et la maladie, écrit habituellement sous l'obsession de cette tristesse sacrée, comme eussent dit les Anciens, qui lui fera mettre en jeu la fibre du cœur au moment même où sa savante antithèse illuminera l'esprit. Cette action simultanée sur l'esprit et sur le cœur donne à l'écrivain un cachet qui n'a jamais appartenu qu'à lui. ”
Source : Gallica

J.-P.-B. Nault,  Style de Pascal (1852)

“ Le naturel, le climat, la religion, le gouvernement, tout conspire pour que la raison marche à la suite de l'imagination chez les Orientaux; de même que ces quatre choses concourent également chez les peuples de l'Occident à ce que l'imagination marche à la suite de la raison. Voilà la grande division de la pensée humaine selon laquelle , fantastique et colorée d'une part, la pensée se résout le plus souvent dans l'éclat d'une image ; et d'autre part, ingénieuse ou profonde, elle tend vers un but qui est la vérité. ”
Source : Gallica

J.-P.-B. Nault,  Style de Pascal (1852)

“ Pascal a dit que Salomon et Job, l'un le plus heureux des hommes, et l'autre le plus malheureux, l'un connaissant la vanité des plaisirs par expérience, l'autre la réalité des maux, ont le mieux connu la misère de l'homme et en ont le mieux parlé : lui-même a éclairé d'un rayon de lumière ce côté sombre de la nature humaine, et il a tiré cette sinistre lueur de l'élévation inquiète de son esprit. ”
Source : Gallica

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