Jean-Louis de Lanessan

Jean-Louis de Lanessan

Résumé

Portrait de Jean-Louis de Lanessan Jean-Louis de Lanessan La morale naturelle (1908)

On se tromperait, du reste, gravement, en attribuant à l'isolement une action moralisatrice, car il n'y a pas d'éducation morale possible en dehors de l'action exercée sur un individu par le milieu qui l'entoure. Isoler un malfaiteur, même en le faisant travailler, et lui interdire toute relation avec ses semblables, c'est simplement surexciter en lui le souvenir des débauches et des exploits auxquels il s'est livré tant qu'il était libre et aiguiser son désir de le redevenir le plus tôt possible afin de recommencer l'existence qui lui est chère.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Louis de Lanessan Jean-Louis de Lanessan La morale naturelle (1908)

Le sage, en un mot, fait le bien comme les dieux, uniquement parce que c'est le bien; il est ainsi l'égal des dieux, auxquels sa parenté le rattache. La doctrine morale du christianisme offre avec celle de Cicéron une notable ressemblance. Elle aussi attribue l'homme une sorte de parenté avec la divinité qui l'a créé elle aussi considère l'homme comme venant au monde avec la connaissance du bien, qui lui a été inculquée par la divinité. « Dès le commencement, affirme le christianisme, Dieu avait gravé sa loi dans le cœur des hommes, et c'est ce qu'on appelle la loi naturelle. »
Source : Gallica

Portrait de Jean-Louis de Lanessan Jean-Louis de Lanessan La morale naturelle (1908)

Le besoin devient passion; l'égoïsme peut devenir férocité. Le but de toutes les entreprises belliqueuses des hommes primitifs est la conquête des biens ou des femmes du voisin. L'égoïsme engendre chez eux la guerre, comme il pousse le tigre à tuer la brebis pour s'en nourrir, à déchirer un rival pour avoir une femelle.
Dans le cerveau encore rudimentaire de l'homme primitif, peu d'idées jaillissent et toutes ont leur source en son égoïsme.
Source : Gallica

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