Résumé

Joseph Cordier Projet d'un chemin de fer de Lons-le-Saunier à Chalons-sur-Saône… (1841)

Dans cette nouvelle carrière de créations et de prodiges mécaniques, où toutes les nations civilisées entrent avec ardeur et en rivalité, la France ne saurait rester plus long-temps dans un état d'infériorité qui compromet son commerce, son repos, son indépendance : tout lui impose la loi de ne plus étouffer les éléments sans nombre de prospérité dont elle dispose; tout lui conseille d'écarter les obstacles souvent signalés qui paralysent les talents de cinq cents savants ingénieurs et le dévouement d'une population laborieuse , éclairée, généreuse, et jusqu'ici trop confiante.
Source : Gallica

Joseph Cordier Projet d'un chemin de fer de Lons-le-Saunier à Chalons-sur-Saône… (1841)

Messieurs, les chemins de fer, pour le transport des voyageurs avec une grande vitesse, qui étaient considérés, il y a moins de vingt ans, comme des rêves, plus tard, comme des objets de luxe, sont maintenant reconnus comme étant aussi nécessaires à la prospérité des peuples pendant la paix , qu'indispensables à la défense des frontières pendant la guerre.
Source : Gallica

Joseph Cordier Projet d'un chemin de fer de Lons-le-Saunier à Chalons-sur-Saône… (1841)

Il faut enfin faire remarquer que la ville de Lons-le-Saunier est un point stratégique d'une haute importance; les grandes routes de Lyon, de Châlons , de Dijon, de la Suisse, s'y réunissent, et le projet de chemin de fer passe aux pieds de l'ancien château fort de Mont-Morot, qu'on rendrait presque inexpugnable, avec une dépense de trois millions. La montagne est un cône isolé, élevé en rocher dur, où les batteries, les casernes et les magasins casematés, seraient à l'abri de la bombe, comme les forts de Douvres et de Gibraltar.
Source : Gallica

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