Résumé

Joseph Deléon Lettres à M. l'abbé Burnoud, ancien supérieur des missionnaires de La Salette… (1857)

Monsieur l'abbé, Votre lettre du 12 mai 1856, objet de ce procès ; votre dénégation si fière, si absolue d'avoir reçu de mademoiselle de Lamerlière l'aveu qu'elle était l'héroïne de l'apparition de la Salette, et d'avoir fait confidence de cet aveu à plusieurs ecclésiastiques réunis chez l'aumônier de Sainte-Ursule, avaient été débattues devant la Cour avec l'attestation contradictoire de M. Gillos, l'un de vos confidents à la réunion de Sainte-Ursule, et de la bouche du ministère public étaient tombées ces paroles sévères : « La vérité est du côté de M. Gillos. »
Source : Gallica

Joseph Deléon Lettres à M. l'abbé Burnoud, ancien supérieur des missionnaires de La Salette… (1857)

Monsieur l'abbé, Les débats solennels soulevés par la passion religieuse devant la Cour impériale de Grenoble sont clos. Attaqué avec colère, avec fiel, je pourrais dire avec une fureur inouïe, par un avocat du barreau de Paris, M. J. Favre, autrefois défenseur de la liberté, converti tout à coup et pour la cause unique du miracle de la Salette au despotisme le plus absolu, j'ai été défendu avec la modération du droit par un avocat du même barreau, l'honnête et éloquent M. Bethmont.
Source : Gallica

Joseph Deléon Lettres à M. l'abbé Burnoud, ancien supérieur des missionnaires de La Salette… (1857)

Le mensonge et la calomnie sont toujours une faute, de quelque personne qu'ils émanent, cette faute acquiert un caractère de gravité quand elle a pour auteur un prêtre ;
cette gravité s'accroît encore quand ce prêtre descend au mensonge, à la calomnie, à l'insulte pour tromper sur son propre compte la justice de son pays, pour égarer toutes les consciences, pour appeler les rigueurs de la loi sur un innocent qu'il affuble de la défroque qui lui appartient à lui-même.
Source : Gallica

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