Résumé

Joseph Morey Le Pèlerin de Marie. Notice biographique sur Charles-Aristide Maire… (1883)

L'un et l'autre sortaient de familles de cultivateurs, nombreuses et chrétiennes, où ils reçurent, avec une éducation commune, les principes de la foi la plus solide, de la piété la plus tendre. Benoît, ayant étudié le latin, était beaucoup plus lettré que Charles; mais celui-ci ne songeait pas plus à s'en plaindre que celui-là ne songeait à s'en prévaloir.
Leur jeunesse se ressemble; de bonne heure on voit le désintéressement, la mortification et l'amour des souffrances germer et grandir dans leurs âmes. Ils éprouvent le même attrait pour la vie de renoncement et d'expiation.
Source : Gallica

Joseph Morey Le Pèlerin de Marie. Notice biographique sur Charles-Aristide Maire… (1883)

Notre bonne Monique, le voyant se diriger vers l'église, dit d'une voix satisfaite : « Ah!
voici le pèlerin.
» — Qu'est-ce que le pèlerin? demandai-je.
» — Un brave et saint homme, qui fait pénitence des péchés du peuple, sans être plus fier pour autant. »
» Je regardai et vis un homme en blouse, le dos légèrement voûté, avec une besace qu'il portait à ce moment sur l'épaule au moyen d'un bâton noueux. Il pria un instant, puis vint au presbytère, situé juste en face de l'église, dont on fermait les portes de bonne heure.
Source : Gallica

Joseph Morey Le Pèlerin de Marie. Notice biographique sur Charles-Aristide Maire… (1883)

C'est au milieu de ce monde corrompu et corrupteur, si avide de luxe, de plaisir et de bienêtre, si peu soucieux de la rosée du ciel et si affamé des graisses de la terre, c'est au moment où la société moderne chante ses progrès en se prosternant devant l'antique veau d'or, qu'on voit passer à travers toute la France le pèlerin de Marie, cet homme singulier pour qui la pauvreté avait des charmes, la souffrance des attraits, l'humiliation des délices.
Source : Gallica

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