Résumé

L. Cicéron Pétition au Roi, à la nation et aux Chambres… (1832)

Combien ne devons-nous pas trembler de voir éclore nos luis au milieu de la désertion de notre cause ! Avec quelle force ne devons-nous pas protester contre une législation annoncée au bruit des malédictions !... contre une législation toute particulière, en effet, car elle s'opère à l'insu des administrés !. . .
Voilà ce que nous avons à attendre d'un parti farouche et inconsidéré qui, l'hypocrisie au front et le mensonge à la bouche, se rue sur la Chambre, séduit, entraîne quelques esprits ardens et avides de célébrité. Ceux-ci proposent et disposent ; le reste s'abstient...
Source : Gallica

L. Cicéron Pétition au Roi, à la nation et aux Chambres… (1832)

Hélas! nous le craignons bien, on a judaïquement étouffé l'esprit avec la lettre ; mais l'on rendra à la Charte son essence vitale, sa bienveillante intelligence. Impossible que la Chambre, avertie, souffre que son oeuvre d'hier soit aujourd'hui violée, même à l'égard des Colonies. Législateur elle-même, elle comprendra que jamais, dans son sens, les Colonies n'auront de lois particulières que lorsqu'elles en auront débattu et dirigé l'esprit et la rédaction.
Source : Gallica

L. Cicéron Pétition au Roi, à la nation et aux Chambres… (1832)

La providence , qui nous protège encore en dépit des hommes, réservait, comme à tant d'autres, à l'auteur de la brochure du 12 décembre 1830, de se trahir dans l'enivrement du succès. L'égoïsme et l'hypocrisie y trébuchent enfin à tous les yeux. Ce n'est rien que d'avoir fait imprimer sous l'influence du machiavélisme anglais les maximes les plus subversives de nos Colonies (11) . Ce n'est rien, si vous le voulez encore, que de crier aux Cannibales africains que, dans une émeute générale, l'insurrection serait pour eux le plus saint des devoirs !
Source : Gallica

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